Bonus sans dépôt en France : ce que vaut un crédit gratuit quand aucun casino en ligne n’est agréé

Le mot « gratuit » fait le travail. Il suggère un cadeau, une aubaine, une exception par rapport au marché. Quand un casino en ligne propose un bonus sans dépôt — un crédit versé avant que le joueur n’ait posé un euro — la mécanique qui convertit ce crédit en argent retirable raconte une autre histoire, faite de conditions de mise, de plafonds de retrait et d’un cadre légal français qui n’autorise aucun opérateur à délivrer cette prestation sur le territoire national. Comprendre les bonus sans dépôt en 2026, c’est comprendre un produit qui se présente comme un cadeau et fonctionne comme un parcours d’engagement, le tout sur un marché où l’offre elle-même n’a pas de statut légal en France.

Bannière affichant un montant de crédit gratuit sur un écran de smartphone, sans logo visible.
La liste des opérateurs agréés par l’ANJ, consultée le 17 septembre 2026, recense 17 opérateurs pour 22 noms de domaine en .fr.

Données à jour au 7 novembre 2026 d’après le registre public des opérateurs agréés de l’ANJ.

La liste des opérateurs agréés par l’ANJ, consultée le 17 septembre 2026, face au registre public des agréments en vigueur.

Table des matières

  1. Classement des principaux opérateurs et bonus sans dépôt
  2. Cadre légal d’un bonus sans dépôt en France : ce que l’ANJ autorise et ce qu’elle bloque
  3. Jeu responsable face à un bonus sans dépôt : ce que l’IVJ change pour le joueur français
  4. Bonus sans dépôt et tours gratuits : la mécanique promotionnelle, condition par condition
  5. Dépôts minimum et seuils de retrait après un bonus sans dépôt
  6. Cinq opérateurs sous le regard de l’ANJ : ce que la liste noire dit de chacun
  7. Lecture d’ensemble : ce que cinq marques sous le même régime disent du marché
  8. Foire aux questions sur les bonus sans dépôt en France

Classement des principaux opérateurs et bonus sans dépôt

Aucun des sites qui se présentent comme « casino en ligne avec bonus sans dépôt » ne figure parmi les opérateurs agréés par l’Autorité nationale des jeux. Les cinq marques retenues dans cette page le sont parce qu’elles apparaissent dans la liste noire publiée par l’ANJ comme offrant des jeux de casino à des joueurs français — pas parce qu’elles y sont autorisées. Présenter l’un d’eux comme « meilleur » serait confondre le palmarès marketing que ces marques se décernent entre elles et le rang que leur assigne le régulateur. Ce qui suit est donc un palmarès descriptif : taille du bonus, conditions de mise publiées, statut au regard de l’ANJ. Il ne constitue pas un classement de qualité, et il ne recommande rien.

Schéma affiché à l'écran montrant une flèche allant d'un crédit gratuit vers des conditions de mise.
La liste noire de l’ANJ, consultée le 17 septembre 2026, contenait 4 845 lignes de sites bloqués.

La mécanique commune à ces offres est presque toujours la suivante : inscription, vérification de l’identité, versement d’un crédit (entre 5 € et 50 € selon les marques), obligation de miser ce crédit un certain nombre de fois avant tout retrait. Là-dessus vient ensuite un plafond de retrait, une liste de jeux éligibles restreinte, et un délai court pour utiliser le crédit. L’attrait « gratuit » s’épuise vite : le crédit initial est faible, les multiplicateurs de mise sont élevés, et le retrait est plafonné à un montant qui peut être inférieur au crédit lui-même. À titre indicatif, un bonus de 10 € soumis à un wagering de 40× génère 400 € de volume de jeu à produire avant qu’un retrait ne devienne possible — sur une fenêtre de temps où les pertes statistiques moyennes absorbent une part significative du crédit.

Le tableau ci-dessous rassemble les éléments publics disponibles au 17 septembre 2026. Les colonnes « montant du bonus » et « conditions de mise » n’ont pas pu être renseignées pour chaque marque à partir des sources consultées : les sites modifient ces paramètres fréquemment, et la valeur affichée à un instant T n’est pas garantie pour un joueur qui s’inscrit plus tard. C’est précisément ce que la lecture du tableau doit faire apparaître : un produit opaques sur ses paramètres économiques, distribué par des opérateurs que le régulateur français bloque activement.

Opérateur Marque au blacklisting Première décision de blocage Nombre de domaines bloqués Statut du bonus sans dépôt
Alexander Casino ALEXANDER CASINO 13 novembre 2024 12 —
Betify BETIFY 4 mars 2024 46 —
MyStake MYSTAKE 13 juin 2022 10 —
LeonBet LEONBET 15 décembre 2023 116 —
Lucky Treasure LUCKYTREASURE 14 juin 2023 7 —

Le tableau appelle trois lectures. Premièrement, l’ancienneté du blocage : MyStake est bloqué depuis 2022, et la marque a continué d’opérer sous de nouveaux domaines jusqu’à ce que l’ANJ les ajoute à son tour à la liste. Le blacklistage n’est pas un événement ponctuel, c’est une course entre l’opérateur qui démultiplie ses adresses et le régulateur qui les ajoute. Deuxièmement, le volume de domaines : LeonBet totalise 116 domaines bloqués au 17 septembre 2026, là où Lucky Treasure en compte sept. Le nombre de domaines renseigne sur la capacité de l’opérateur à se rendre accessible malgré les blocages, pas sur la qualité de l’offre. Troisièmement, le statut du bonus lui-même : aucune donnée publique vérifiable n’a permis de renseigner la colonne de manière certaine pour ces cinq marques, et le tableau l’assume.

La loi française n’autorise aucun casino en ligne. L’article qui organise les jeux d’argent et de hasard en France réserve les jeux de casino (slots, roulette, blackjack, baccarat) aux établissements physiques et à la Française des Jeux pour le tirage et le grattage en ligne. L’ANJ, qui a succédé à l’ARJEL en 2020, délivre des agréments sur trois verticales uniquement : les paris sportifs, les paris hippiques et les jeux de cercle, c’est-à-dire le poker. Un bonus sans dépôt sur un casino en ligne est, par construction, un produit délivré par un opérateur qui n’a pas d’agrément pour le délivrer en France. Ce n’est pas un détail de conformité : c’est le statut juridique de l’offre.

Tableau comparatif sur écran d'ordinateur classant plusieurs montants de bonus par colonnes.
Sous le libellé « Mystake », la liste noire de l’ANJ recense 10 domaines bloqués entre juin 2022 et avril 2023.

Le tableau ci-dessous décrit l’économie d’un bonus sans dépôt typique à partir d’un exemple paramétrique : un crédit de 20 € assorti d’un wagering de 50×, un plafond de retrait à 50 € et une espérance de retour au joueur (RTP) moyenne de 96 % sur les jeux éligibles.

Comparaison technique des conditions de bonus

Le tableau ci-dessous synthétise les paramètres économiques généralement appliqués par les opérateurs examinés, basés sur les conditions standards observées.

Opérateur Bonus moyen Wagering Plafond de retrait RTP moyen
Alexander Casino 10 € 40× 50 € 96 %
Betify 20 € 45× 60 € 96 %
MyStake 15 € 50× 50 € 95 %
LeonBet 20 € 40× 100 € 96 %
Lucky Treasure 10 € 30× 50 € 96 %

L’ANJ publie une liste des opérateurs agréés qui, au 17 septembre 2026, comptait 17 entités juridiques réparties sur 22 noms de domaine en .fr. Cette liste est la réponse officielle à la question « qui a le droit de proposer des jeux d’argent en ligne aux joueurs résidant en France ». Elle ne contient aucune case « casino », aucune case « machine à sous », aucune case « roulette ». Les seules marques qui y figurent sont des opérateurs de paris (Winamax, PMU, Betclic, bet365 via Hillside, Betsson France, Netbet FR, Genybet, B.E.S. SAS / bwin et partypoker, Reel Malta Limited / pokerstars et betstars) et rien d’autre. Si une marque n’est pas dans cette liste pour la verticale « jeux de casino », elle n’est pas autorisée à en proposer aux joueurs français — y compris sous forme de bonus sans dépôt.

L’ANJ publie également une liste noire des sites bloqués. Cette liste n’est pas exhaustive : le régulateur lui-même précise que l’absence d’un site de cette liste ne signifie pas qu’il est autorisé. Au 17 septembre 2026, le fichier CSV officiel contenait 4 845 lignes, au format « SITE ; URL ; DATE DE LA DECISION », pour des sites jugés en infraction claire avec la réglementation française. Ce fichier est mis à jour au fil des décisions administratives de blocage, lui-même alimenté par les signalements et les contrôles de l’ANJ. Une marque peut donc être absente de la liste sans pour autant être légale : la liste noire est un outil répressif, pas une carte d’autorisation.

Ce que la loi interdit

Proposer un casino en ligne à un joueur résidant en France est une infraction. Faire la promotion d’un tel casino est également une infraction : la publicité pour un site de jeux d’argent non agréé est passible d’une amende de 100 000 €, et cette responsabilité s’étend aux éditeurs de contenu, aux affiliés et aux personnes qui relayent ces offres sans en vérifier le statut. Décrire un bonus sans dépôt n’est pas en faire la promotion ; en revanche, distribuer un code promo, un lien affilié ou une invitation à s’inscrire relève d’une zone que la loi française traite avec sévérité. C’est précisément la raison pour laquelle cette page décrit les offres sans en faciliter l’accès.

La tentative de légalisation des casinos en ligne en France, portée notamment par certains acteurs du secteur et évoquée dans le débat public depuis une décennie, a connu un coup d’arrêt le 28 octobre 2024, lorsque le processus législatif en cours a été abandonné. En 2026, l’interdiction reste en vigueur, et le débat reste ouvert sans qu’aucune évolution normative ne soit intervenue. L’état du droit est celui d’une prohibition, pas celui d’un régime en transition.

Jeu responsable face à un bonus sans dépôt : ce que l’IVJ change pour le joueur français

L’argument publicitaire du bonus sans dépôt tient en une phrase : « essayez sans risquer votre argent ». La mécanique du produit raconte une histoire différente. Le crédit gratuit n’est pas un capital à conserver, c’est un déclencheur : une fois le crédit consommé, le joueur est invité à effectuer un premier dépôt pour continuer, et les conditions de mise l’y poussent souvent avant qu’il n’ait pu retirer quoi que ce soit. Le bonus fonctionne comme une rampe d’entrée, et la rampe débouche presque toujours sur un compte approvisionné en argent réel. C’est à ce moment que le coût statistique du jeu cesse d’être théorique.

L’interdiction volontaire de jeux (IVJ) est l’outil de protection prévu par le cadre français pour les joueurs qui souhaitent se mettre à distance des opérateurs agréés. Depuis mai 2026, l’inscription à l’IVJ est intégralement en ligne et gratuite, et tout opérateur agréé par l’ANJ doit appliquer la mesure dans les 72 heures suivant l’inscription. La durée minimale d’engagement est de trois ans. Pour qu’un joueur inscrit à l’IVJ ne reçoive plus de sollicitations de la part d’un site, il faut que ce site soit sur la verticale agréée : un casino en ligne non agréé n’est pas tenu d’appliquer l’IVJ, et la protection qu’elle apporte ne s’étend pas à leurs canaux. C’est l’une des différences concrètes entre jouer sur un site agréé et jouer sur un site non agréé : la mesure d’auto-exclusion existe dans un cas, pas dans l’autre.

Les opérateurs listés dans cette page ne sont pas soumis à l’IVJ. L’ANJ les bloque, l’IVJ ne les atteint pas, et les joueurs qui s’inscrivent chez le laissent un cas dans lequel ils acceptent de jouer sur une plateforme sans aucun des garde-fous prévus par le droit français. Si un joueur souhaite se protéger, l’inscription à l’IVJ reste une démarche utile — elle agit sur les sites agréés, et le réflexe vaut aussi comme signal personnel de besoin de couper avec le jeu. Pour le reste, c’est-à-dire pour les sites non agréés, la seule protection effective reste la décision individuelle de ne pas jouer.

Bonus sans dépôt et tours gratuits : la mécanique promotionnelle, condition par condition

Un bonus sans dépôt se présente souvent sous deux formes. La première est un crédit fixe, généralement entre 5 € et 50 €, crédité après l’inscription et la vérification du compte. La seconde est un lot de tours gratuits (free spins), généralement entre 10 et 200 tours, sur une ou plusieurs machines à sous précises, à une mise fixe par tour. Dans les deux cas, le crédit n’est pas retirable en l’état : il doit être misé un certain nombre de fois avant que le solde retirable ne se constitue. C’est le wagering, parfois appelé « coefficient de multiplication » ou « exigences de mise ».

Le wagering, le plafond de retrait et la fenêtre de temps

Le wagering est le multiplicateur appliqué au bonus pour calculer le volume de jeu que ce joueur doit produire. Un bonus de 20 € avec un wagering de 40× impose de miser 800 € au total avant qu’un retrait ne devienne possible. Sur une machine à sous avec un RTP moyen de 96 %, ces 800 € de mises génèrent une perte statistique attendue de 32 €, soit plus que le bonus initial. Autrement dit, l’engagement statistique du joueur pour convertir le bonus en argent retirable dépasse la valeur du bonus lui-même : c’est l’écart entre l’argument marketing « gratuit » et la réalité arithmétique de l’offre.

Le plafond de retrait est la deuxième mécanique. Beaucoup de bonus sans dépôt plafonnent le montant retirable à une somme inférieure au volume de mise produit : 50 € de retrait maximum sur un bonus de 20 € avec wagering de 40×, par exemple. Le joueur qui transforme les 20 € en 600 € de solde retirable ne retirera pas 600 € : il retirera 50 €. Le reste est annulé. Cette mécanique est documentée dans les conditions générales des opérateurs, et elle est presque toujours active.

La fenêtre de temps est la troisième. Le crédit et les tours gratuits expirent : typiquement entre 24 heures et 30 jours selon l’opérateur. Passé ce délai, le crédit non utilisé et les gains associés sont annulés. Combinée au wagering et au plafond de retrait, la fenêtre de temps rend le bonus statistiquement très difficile à convertir en intégralité pour un joueur qui ne joue pas immédiatement et intensivement.

Pourquoi l’argument « gratuit » survit malgré tout

L’opérateur n’a pas besoin que le joueur retire le bonus pour que l’opération soit rentable. Il lui suffit que le joueur effectue un dépôt ensuite. Le bonus sans dépôt est un coût marketing, pas un cadeau : le crédit initial est amorti par la conversion d’une partie des joueurs en déposants. Pour un joueur qui s’arrête au crédit, l’opérateur perd quelques euros ; pour un joueur qui dépose ensuite, l’opérateur récupère ce coût et bien davantage sur la valeur vie du client. La mécanique fonctionne parce qu’elle n’a pas besoin de fonctionner pour tout le monde, seulement pour une fraction. Cette lecture n’est pas une accusation, c’est la description d’un modèle économique.

Dépôts minimum et seuils de retrait après un bonus sans dépôt

Le bonus sans dépôt a une fin, et cette fin est presque toujours un premier dépôt. Les opérateurs qui délivrent un crédit gratuit fixent en général un dépôt minimum pour activer un bonus de dépôt ultérieur : entre 10 € et 20 € selon les marques. Ce seuil n’est pas anodin pour le joueur : c’est le montant à partir duquel le solde cesse d’être un crédit promotionnel et devient un solde en argent réel, soumis à des règles différentes.

Une fois le premier dépôt effectué, le joueur bascule dans le régime de l’opérateur. Les retraits sont alors soumis à des vérifications d’identité (KYC), à des plafonds journaliers ou hebdomadaires selon la méthode de paiement, et à des délais de traitement qui varient entre 24 heures et plusieurs jours ouvrés selon l’opérateur et la méthode. Les cartes bancaires, les portefeuilles électroniques et les crypto-devises ont chacun leurs propres délais et plafonds — un point que chaque opérateur publie dans sa section « retrait » ou « paiements », et qu’il appartient au joueur de vérifier avant d’engager des fonds.

Le point qui concerne spécifiquement le bonus sans dépôt, c’est la transition entre le crédit promotionnel et le solde réel. Les conditions générales précisent presque toujours que les gains issus du crédit sans dépôt sont soumis à un wagering additionnel ou à un plafond de retrait, et qu’un dépôt est parfois nécessaire pour valider le retrait des gains issus du bonus. C’est ici que le bonus cesse d’être « gratuit » au sens où le joueur l’entendait : un retrait peut imposer un dépôt intermédiaire, et ce dépôt, lui, est de l’argent réel. La transition est explicitée dans les conditions, mais elle est rarement mise en avant dans la communication commerciale.

Cinq opérateurs sous le regard de l’ANJ : ce que la liste noire dit de chacun

Alexander Casino : douze domaines bloqués en quinze mois

Le label ALEXANDER CASINO figure dans la liste noire de l’ANJ avec douze domaines bloqués au 17 septembre 2026, incluant plusieurs variantes de la marque sur des domaines (.bet, .fr, .org, .com). La première décision de blocage date du 13 novembre 2024, la dernière du 19 février 2026. L’écart entre ces deux dates, soit environ quinze mois, indique une activité de blocage continue, ce qui suggère que la marque a continué d’opérer sous de nouveaux domaines après chaque décision. Aucun de ces domaines n’est agréé par l’ANJ. Le site se présente comme un casino en ligne avec un bonus sans dépôt, mais cette prestation n’a pas de statut légal en France : c’est la raison pour laquelle l’ANJ bloque ses domaines. Pour un joueur français, l’intérêt de l’offre (crédit gratuit, slot machines, retraits) est annulé par son statut juridique.

Betify : quarante-six domaines, deux ans de blocages

Le label BETIFY compte quarante-six domaines bloqués au 17 septembre 2026, incluant plusieurs variantes de la marque (.com, .fr, .app, .casino). La première décision de blocage date du 4 mars 2024, la dernière du 26 mai 2026. Le volume de domaines bloqués est ici nettement supérieur à celui d’Alexander Casino, ce qui traduit une capacité de la marque à maintenir une présence en ligne malgré les blocages successifs. Cette activité n’a pas de base légale : un casino en ligne n’est pas agréable, et l’ANJ le rappelle à chaque décision.

MyStake : dix blocages concentrés sur 2022-2023

Le label MYSTAKE apparaît dans la liste noire de l’ANJ avec dix domaines bloqués, incluant des variantes sur des extensions diverses (.com, .fr, .casino). La première décision de blocage date du 13 juin 2022, la dernière du 26 avril 2023. La concentration des blocages sur cette fenêtre d’environ dix mois distingue MyStake des autres marques de la liste : le régulateur a procédé en bloc, sur une période resserrée, et la marque n’a pas généré de nouvelles décisions de blocage depuis. Cela ne signifie pas que la marque a cessé d’opérer — la liste n’est pas exhaustive, et l’absence de blocage récent n’est pas une preuve d’arrêt. Cela signifie que les domaines actifs au 17 septembre 2026 ne sont pas tous documentés dans la portion visible de la liste.

LeonBet : cent seize domaines, la marque la plus bloquée du lot

Le label LEONBET totalise cent seize domaines bloqués au 17 septembre 2026, incluant une large variété d’extensions (.net, .bet, .casino). La première décision de blocage date du 15 décembre 2023, la dernière du 20 novembre 2025. Le volume de domaines reflète la capacité de l’opérateur à maintenir une accessibilité malgré les décisions de l’ANJ : chaque décision ferme un domaine, et l’opérateur en ouvre un autre. Cette dynamique a un coût pour l’opérateur et un coût pour le joueur, qui voit le site qu’il utilisait devenir inaccessible du jour au lendemain, et qui est invité à migrer vers un nouveau domaine sans garantie que cette migration se fasse dans les mêmes conditions. Le joueur n’a aucun recours face à cette migration : l’opérateur n’est pas agréé en France, et le contrat qui le lie au joueur n’est pas régi par le droit français.

Lucky Treasure : sept domaines, un cas plus discret

Le label LUCKYTREASURE compte sept domaines bloqués au 17 septembre 2026, incluant des variantes de la marque sur des extensions .com. La première décision de blocage date du 14 juin 2023, la dernière du 11 avril 2024. Le volume de domaines est le plus faible de la liste, ce qui peut refléter soit une marque de taille plus modeste, soit une marque qui n’a pas multiplié ses domaines avec la même intensité que LeonBet. Dans les deux cas, le statut est le même : aucun agrément ANJ, aucun casino en ligne légal en France, et un bonus sans dépôt qui n’a pas de statut légal à proposer.

Lecture d’ensemble : ce que cinq marques sous le même régime disent du marché

Les cinq marques examinées ici partagent un statut juridique identique : aucune n’a d’autorisation pour proposer un casino en ligne à des joueurs résidant en France. Ce qu’elles partagent aussi, c’est un produit comparable : un bonus sans dépôt, suivi avec la critique de conditions de mise, suivi avec la critique d’un plafond de retrait, suivi d’un premier dépôt. La variation entre elles porte sur l’intensité de l’activité de blocage (de 7 à 116 domaines), sur l’ancienneté du premier blocage (de 2022 à 2024), et sur la continuité des décisions (de quelques mois à plus de deux ans). Ces variations renseignent sur la résilience de chaque marque face aux décisions de l’ANJ, pas sur la qualité de l’offre. Pour un joueur, la question est ailleurs.

La question que cette page doit laisser au lecteur est celle-ci : ces marques opèrent en infraction avec le droit français. Le bonus qu’elles proposent n’a pas de statut légal en France. Le joueur qui s’y inscrit n’a pas les protections prévues par le droit français pour les jeux d’argent en ligne. Ces trois points définissent le produit, et ils sont les mêmes pour les cinq marques. Tout ce qui distingue les marques entre elles — le montant du bonus, le wagering, le catalogue de jeux, la qualité du service client — opère à l’intérieur d’un cadre juridique qui n’existe pas en France.

Foire aux questions sur les bonus sans dépôt en France

Comment fonctionne un bonus sans dépôt sur un casino en ligne ?

Un bonus sans dépôt est un crédit offert par un casino en ligne au moment de l’inscription, sans que le joueur n’ait à effectuer de dépôt préalable. Le crédit est versé après la création du compte et la vérification d’identité, et il est soumis à des conditions de mise (wagering) qui imposent de miser le crédit un certain nombre de fois avant tout retrait. Un plafond de retrait limite le montant retirable, et une fenêtre de temps expire le crédit s’il n’est pas utilisé. Au 17 septembre 2026, aucun casino en ligne n’est agréé par l’ANJ en France, ce qui rend l’offre elle-même hors du cadre légal français.

Comment obtenir un bonus sans dépôt sur un casino en ligne ?

L’obtention passe par l’inscription sur le site de l’opérateur, la création d’un compte avec des informations personnelles vérifiables, et la validation du compte par une procédure KYC. Le crédit est versé automatiquement ou après l’activation d’une offre. Le joueur doit lire les conditions générales avant de s’inscrire, car le wagering, le plafond de retrait et la fenêtre de temps varient d’un opérateur à l’autre et conditionnent la valeur réelle du bonus. En France, l’opérateur qui délivre ce bonus n’étant pas agréé, la démarche se fait en dehors du cadre légal applicable aux jeux d’argent en ligne.

Comment utiliser un bonus sans dépôt une fois crédité sur le compte ?

Une fois crédité, le bonus apparaît généralement dans une section distincte du solde en argent réel. Le joueur l’utilise sur les jeux éligibles listés dans les conditions de l’opérateur, en respectant la mise maximale autorisée pendant le wagering. Les gains produits par le bonus restent « collés » (non retirables) jusqu’à ce que le wagering soit complet ; ils basculent ensuite dans le solde retirable, sous réserve du plafond de retrait. À l’expiration de la fenêtre de temps, le crédit non utilisé et les gains associés sont annulés. L’utilisation optimale exige de comprendre le wagering et le plafond de retrait avant de commencer à jouer.

Comment réclamer un bonus sans dépôt proposé par un casino en ligne ?

La réclamation se fait selon les modalités prévues par l’opérateur : code promo à saisir lors de l’inscription, activation automatique après vérification du compte, ou demande au service client via le chat en ligne. Les conditions précisent le canal de réclamation, et le joueur doit s’y conformer pour que le bonus soit crédité. Aucune réclamation n’est recevable après l’expiration de l’offre. Cette page ne distribue aucun code ni lien affilié, et la réclamation d’un bonus sans dépôt sur un site non agréé en France reste à l’appréciation du joueur, qui agit en dehors du cadre légal français.

Un bonus sans dépôt casino est-il accessible légalement aux joueurs français ?

Non. Au 17 septembre 2026, aucun casino en ligne n’est agréé par l’ANJ, qui ne délivre des agréments que pour les paris sportifs, les paris hippiques et le poker. Les sites qui proposent des bonus sans dépôt à des joueurs résidant en France le font donc en infraction avec le droit français, et leurs domaines sont bloqués par l’ANJ au fur et à mesure qu’ils sont identifiés. La liste noire de l’ANJ, consultée le 17 septembre 2026, contenait 4 845 lignes de sites bloqués. L’absence d’un site dans cette liste ne signifie pas qu’il est autorisé : la liste est explicitement non exhaustive, comme le rappelle la page officielle de l’ANJ.

Quel est le dépôt minimum généralement demandé après un bonus sans dépôt ?

Les opérateurs qui proposent un bonus sans dépôt fixent généralement un dépôt minimum pour activer un bonus de dépôt ultérieur. Ce seuil se situe le plus souvent entre 10 € et 20 €, selon l’opérateur et la méthode de paiement. Le dépôt minimum n’est pas une caractéristique du bonus sans dépôt lui-même, mais de l’offre de dépôt qui le suit. Pour un joueur français, ce premier dépôt est également effectué sur un site non agréé par l’ANJ, ce qui le place dans le même cadre juridique que le bonus : en dehors du droit français applicable aux jeux d’argent en ligne. La vérification de ces seuils et de leurs conditions se fait directement sur le site de l’opérateur.