Sweet Bonanza et casino en ligne en 2026 : pourquoi la question n’a pas la même réponse selon que l’on joue en ligne ou en salle

Updated septembre 2026
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Aucune des 17 entrées figurant sur la liste des opérateurs agréés par l’ANJ ne propose de machine à sous en ligne. L’agrément français couvre les paris sportifs, les paris hippiques et le poker en ligne, rien d’autre. Sweet Bonanza, titre édité par Pragmatic Play et lancé le 27 juin 2019, appartient précisément à la catégorie exclue par la loi. Un joueur français qui cherche à y jouer en argent réel depuis le territoire national se retrouve donc face à un choix qui n’en est pas un : soit il joue gratuitement en mode démo, soit il se tourne vers des opérateurs offshore non agréés et exposés à une procédure de blocage administratif. Le reste de cette page décrit ce que coûte réellement chacun de ces deux itinéraires.

Écran de démarrage d'une machine à sous en ligne à thème confiserie, avec un avertissement de légalité affiché en surimpression
En France, aucun des 17 opérateurs agréés par l’ANJ ne propose de jeux de casino en ligne, l’agrément ne couvrant que les paris sportifs, les paris hippiques et le poker.

Vérifié le 23 septembre 2026 d’après le registre public de l’ANJ (liste des opérateurs agréés et liste noire des sites illégaux).

Table des matières
  1. Jeu responsable et interdiction volontaire : ce que le cadre français protège réellement
  2. Sweet Bonanza : ce que le jeu est réellement, au-delà du titre
  3. Mode démo et essai gratuit : la seule voie légale côté joueur
  4. Légalité en France : ce qu’il est et n’est pas possible d’agréer
  5. Comparer ce qui est réellement comparable : durée de l’exposition administrative
  6. Betify : l’opérateur offshore le plus récemment exposé
  7. Alexander Casino : une exposition plus courte, une marque plus resserrée
  8. Leonbet : l’exposition la plus longue et le plus grand nombre de domaines miroirs
  9. LuckyTreasure : une exposition refermée, sans garantie de sommeil
  10. MyStake : la marque la plus ancienne, et la plus contradictoire sur ses propres chiffres
  11. Foire aux questions

Jeu responsable et interdiction volontaire : ce que le cadre français protège réellement

L’interdiction volontaire de jeux (IVJ) est le dispositif national d’auto-exclusion. Sa durée minimale est de trois ans ; passé ce délai, l’interdiction se prolonge indéfiniment tant que la personne n’a pas explicitement demandé sa levée auprès de l’ANJ. Le volet pratique a été simplifié : depuis mai 2026, la procédure est entièrement dématérialisée et gratuite, avec des contrôles d’identité renforcés à la souscription.

Le point que la documentation officielle tranche sans ambiguïté concerne le périmètre. L’IVJ ne couvre que les opérateurs agréés par l’ANJ — paris sportifs, paris hippiques, poker en ligne, FDJ, PMU et les casinos terrestres relevant du SCCJ. Un joueur inscrit au registre national n’est pas protégé par ce dispositif sur un casino en ligne offshore : ces sites ne sont pas raccordés au système. Pour une personne qui cherche à limiter son exposition aux jeux d’argent, cette limite est structurelle : le mécanisme français d’auto-exclusion s’arrête là où commence précisément le segment qui propose Sweet Bonanza.

Gros plan sur des symboles multiplicateurs colorés qui s'accumulent lors d'un tour bonus de machine à sous
Pendant les tours gratuits de la version originale, des symboles multiplicateurs pouvant aller de 2x à 100x s’additionnent avant d’être appliqués au gain total.

Joueurs Info Service (joueurs-info-service.fr) est l’autre ressource publique. Elle accompagne les joueurs, leur entourage et les professionnels sur les questions de pratique problématique, d’addiction et de procédure d’IVJ. Elle ne joue pas le rôle d’un médiateur avec un opérateur privé.

La nuance qui pèse sur tout le reste du sujet : l’IVJ protège contre un produit licite. Le produit interdit appelle d’autres outils — dont le premier est de ne pas s’y exposer.

Sweet Bonanza : ce que le jeu est réellement, au-delà du titre

Sweet Bonanza est une machine à sous en grille 6×5 éditée par Pragmatic Play, sortie le 27 juin 2019 selon la fiche SlotCatalog, et proposée par l’éditeur sur sa page officielle. Le mécanisme de gain diffère des machines classiques : aucun payline fixe. Un gain se déclenche dès que huit symboles identiques ou plus apparaissent n’importe où sur la grille — c’est le système « pay anywhere » revendiqué par l’éditeur. Les symboles gagnants disparaissent ensuite et de nouveaux symboles tombent depuis le haut de la grille ; un même tour peut donc enchaîner plusieurs gains, ce que la documentation appelle des rouleaux en cascade (« tumble »).

La volatilité est qualifiée de moyenne-élevée, notée 3,5/5 par l’éditeur. Le gain maximal annoncé sur la version originale est de 21 100 fois la mise engagée. La mise par défaut s’échelonne de 0,20 € à 100 € par tour ; avec la fonctionnalité « Ante Bet », qui majore la mise de 25 %, la mise maximale peut atteindre 125 €.

Sur le RTP, deux sources de référence affichent des chiffres très proches mais distincts : la page officielle Pragmatic Play indique 96,48 %, la fiche SlotCatalog indique 96,51 %. Cet écart n’est pas expliqué par les sources consultées ; il est conservé tel quel. Un point plus important concerne la variabilité du RTP servi au joueur : SlotCatalog signale que l’opérateur peut configurer plusieurs versions du RTP, de 89 % à 96,5 %. La fiche officielle reste muette sur la version réellement appliquée à un joueur donné. Un joueur ne peut donc pas tenir le chiffre 96,48 % pour garanti : la valeur servie dépend d’une configuration interne à l’opérateur, pas d’une constante d’éditeur.

Pendant les tours gratuits, des symboles « multiplicateurs » colorés d’une valeur de 2x à 100x peuvent apparaître ; leurs valeurs s’additionnent avant d’être appliquées au gain total du tour. L’apparition de quatre à six symboles Scatter en un tour rapporte jusqu’à 100 fois la mise et déclenche dix tours gratuits. Une option « Bonus Buy » permet d’acheter l’accès direct aux tours gratuits contre 100 fois la mise de base — un raccourci qui accélère l’accès à la phase la plus volatile du jeu au prix d’un investissement initial lourd.

L’éditeur propose une suite dérivée, Sweet Bonanza 1000, qui dispose de sa propre fiche officielle. Le RTP officiel y est de 96,53 % et le gain maximal annoncé atteint 25 000 fois la mise engagée, supérieur à celui du jeu original. SlotCatalog recense par ailleurs plusieurs autres variantes : Sweet Bonanza Xmas, Sweet Bonanza CandyLand (game show en direct), Sweet Bonanza Dice et Slingo Sweet Bonanza.

Ce qu’il faut en retenir pour un joueur : le titre est un produit clairement défini, avec une mécanique, une volatilité et un RTP officiels ; mais ce produit est, en France, hors du périmètre des opérateurs agréés. C’est précisément cette absence qui rend l’offre offshore si visible — et si coûteuse à rejoindre.

Mode démo et essai gratuit : la seule voie légale côté joueur

Pour un joueur en France qui veut découvrir Sweet Bonanza sans toucher à de l’argent réel, le mode démo est l’itinéraire qui ne pose aucun problème légal. La plupart des opérateurs qui proposent le titre en catalogue — y compris les opérateurs offshore référencés par les moteurs de recherche — exposent une version démo accessible sans inscription, jouée avec un solde fictif. SlotCatalog et plusieurs sites d’agrégation de jeux permettent également de tester la mécanique sans téléchargement.

Interface de mode démo d'une machine à sous en ligne, avec un solde affiché en argent fictif
Lancée le 27 juin 2019, la machine à sous a depuis donné naissance à plusieurs variantes, dont une version « 1000 » au RTP officiel de 96,53 %.

Cette gratuité n’a pas la même valeur que ce qu’elle paraît valoir. Le mode démo sert la mécanique : il fait comprendre la grille 6×5, le système « pay anywhere », l’enchaînement des cascades et le rôle des symboles multiplicateurs pendant les tours gratuits. Il ne reproduit pas deux choses que le joueur rencontre en argent réel : d’une part, la configuration exacte du RTP servi par l’opérateur (SlotCatalog rappelle que plusieurs versions coexistent, entre 89 % et 96,5 %) ; d’autre part, la volatilité psychologique d’un solde réel. Tester la mécanique à solde fictif donne une lecture technique ; tester à solde réel donne une lecture financière, et la deuxième diverge toujours de la première, dans un sens qui avantage le casino.

Pour un joueur curieux de la mécanique, la démo gratuite reste l’option de référence. Pour un joueur qui cherche l’expérience complète — y compris la tension d’un solde qui baisse — la démo ne dit rien de ce que l’argent réel fait subir au même algorithme.

Légalité en France : ce qu’il est et n’est pas possible d’agréer

Le régime français tient en une phrase : un casino en ligne ne peut pas être agréé par l’ANJ. Les trois seules catégories de jeux en ligne que l’ANJ peut autoriser sont les paris sportifs, les paris hippiques et certaines variantes de poker en ligne. La loi qui autorise le jeu en ligne — et qui définit ce qui est en dehors — classe les jeux de casino, le spread betting et le betting exchange dans la catégorie non autorisée, au motif d’un risque addictif jugé excessif. La conséquence est nette : il n’existe pas, en France, d’opérateur agréé qui puisse proposer légalement une machine à sous comme Sweet Bonanza à des joueurs en ligne.

L’écart entre cette règle et l’offre rencontrée par les joueurs français est documenté par l’ANJ elle-même. L’étude PwC commandée par l’ANJ sur la période janvier-mars 2023 a recensé 510 sites internet générant du trafic depuis le territoire français identifiés comme illégaux, dont 21 concentrant à eux seuls 60 % du trafic. Le produit brut des jeux généré par cette offre illégale a été estimé entre 748 millions et 1,5 milliard d’euros, soit 5 % à 11 % du marché total des jeux d’argent en France pour la même période. L’ANJ a précisé que 506 actes administratifs de blocage adoptés depuis mars 2022 ont conduit à 2 365 URL bloquées — un volume présenté comme près du double de ce que douze années de procédures judiciaires avaient permis.

Le cadre répressif complète le tableau. La loi du 2 mars 2022 a donné au président de l’ANJ le pouvoir d’ordonner le blocage et le déréférencement des sites illégaux ; la publicité pour un site de jeux non agréé constitue un délit pénal, passible d’une amende pouvant atteindre 100 000 €. Cette disposition vise les éditeurs et les affiliés, pas le joueur : la loi n’établit pas de sanction pour la simple participation à un jeu sur un site non agréé.

Une consultation nationale sur une éventuelle légalisation du casino en ligne a été ouverte, puis suspendue ; selon une information relayée en avril 2026 par un média spécialisé citant une confirmation de l’ANJ, aucune date de reprise n’a été fixée par le gouvernement. La France reste à cette date le seul grand marché européen à interdire le casino en ligne.

La conséquence pratique pour un lecteur qui cherche Sweet Bonanza : l’absence d’opérateur agréé n’est pas une lacune à corriger par un détour, c’est l’état du droit. Les marques qui apparaissent dans les résultats de recherche le font hors agrément, et cette ligne conditionne tout ce qui suit sur les opérateurs eux-mêmes.

Comparer ce qui est réellement comparable : durée de l’exposition administrative

La liste noire publiée par l’ANJ au format ouvert (blocage_sites_illegaux.csv) consigne, pour chaque marque référencée, les décisions de blocage successives. Pour la mettre au service du lecteur, une seule grandeur a du sens : l’écart entre la première décision enregistrée et la plus récente. Il mesure la durée pendant laquelle l’ANJ a estimé nécessaire de maintenir une pression administrative sur cette marque. Cinq marques y figurent avec des données complètes, et le tableau ci-dessous les aligne sur ce qui peut être comparé honnêtement.

Recensement des blocages

Marque Première décision de blocage ANJ Décision la plus récente Domaines miroirs recensés
Betify 04/03/2024 26/05/2026 46
Alexander Casino 13/11/2024 19/02/2026 12
Leonbet 15/12/2023 20/11/2025 116
LuckyTreasure 14/06/2023 11/04/2024 7
MyStake 13/06/2022 26/04/2023 10

Plusieurs lectures se dégagent. La première est quantitative : les écarts entre la première et la dernière décision varient du simple au quadruple. Leonbet et Betify présentent les durées d’exposition les plus longues, sur des fenêtres qui restent ouvertes au moment de la lecture du registre. LuckyTreasure et MyStake ont vu leur dernière décision enregistrée il y a plus de deux ans, sans qu’on puisse en conclure à une disparition — la liste noire est explicitement non exhaustive, et l’absence de mention récente ne signifie pas absence d’activité. La deuxième lecture concerne le nombre de domaines miroirs : Leonbet arrive en tête avec 116 domaines bloqués, suivi de Betify (46) et d’Alexander Casino (12). Cette inflation de domaines révèle la stratégie de contournement : une marque bloquée réapparaît sous un autre nom de domaine, ce qui allonge mécaniquement la durée d’exposition administrative. La troisième lecture, plus discrète mais décisive, concerne la juridiction revendiquée : pour MyStake, une fiche d’affiliation mentionne une licence Curaçao Gaming Authority sous le numéro OGL/2024/250/0115. Cette donnée n’a pas pu être recoupée directement sur le site officiel (inaccessible) et reste non vérifiée.

À partir de ces dates, l’écart calculé pour chaque marque donne la durée minimale d’exposition administrative. L’écart le plus long concerne Leonbet : entre le 15 décembre 2023 et le 20 novembre 2025, l’ANJ a pris des décisions de blocage pendant 706 jours consécutifs. Betify arrive ensuite avec 449 jours d’exposition continue (du 4 mars 2024 au 26 mai 2026), suivi d’Alexander Casino sur 464 jours (du 13 novembre 2024 au 19 février 2026). MyStake ferme la marche avec 317 jours (du 13 juin 2022 au 26 avril 2023). Ces écarts doivent être lus comme des planchers, jamais comme des plafonds : le fichier de blocage est explicitement partiel et non exhaustif, et la durée réelle d’exposition peut être supérieure à la durée enregistrée. Une marque peut avoir fait l’objet d’une décision antérieure non reprise dans le fichier, ou postérieure à la dernière mention ; le chiffre indiqué mesure ce que la source publique permet de documenter, pas la totalité de l’action administrative.

Pour un joueur, cette durée a une portée concrète : une marque qui figure dans la liste noire depuis plus de deux ans continue, malgré les blocages successifs, à maintenir une infrastructure de domaines miroirs. L’effort de contournement est mesurable, et c’est précisément cet effort qui rend la marque visible depuis la France.

Betify : l’opérateur offshore le plus récemment exposé

Betify apparaît dans la liste noire de l’ANJ avec 46 domaines bloqués, notamment le site officiel et plusieurs versions dérivées. La première décision de blocage date du 4 mars 2024, la plus récente du 26 mai 2026. Aucune licence n’est revendiquée par l’ANJ pour cette marque.

La nature de cette marque est celle d’une cible mouvante : 46 domaines miroirs recensés, une fenêtre d’exposition administrative qui dépasse les deux ans au moment de la lecture du registre. Aucun de ces éléments ne décrit le contenu du site ni la qualité du service rendu au joueur ; ils décrivent l’effort de l’ANJ pour empêcher l’accès depuis la France. Pour un joueur cherchant Betify, la question n’est pas de savoir si la marque existe, mais de comprendre que toute URL qu’il rencontre fait partie d’une liste que l’ANJ maintient à jour.

L’opérateur fait l’objet d’un blocage administratif par l’ANJ et ne possède aucune autorisation d’exercer sur le marché français.

Alexander Casino : une exposition plus courte, une marque plus resserrée

Alexander Casino figure dans la liste noire avec 12 domaines bloqués, dont le portail principal et ses variantes. La première décision de blocage remonte au 13 novembre 2024, la plus récente au 19 février 2026. Comme pour Betify, aucune licence n’est associée à la marque.

Le nombre de domaines miroirs est nettement plus bas que chez Betify (12 contre 46), ce qui peut refléter soit une activité de contournement moindre, soit un catalogue de marques plus resserré. La fenêtre d’exposition reste supérieure à un an, ce qui situe Alexander Casino dans la catégorie des marques que l’ANJ continue de suivre activement.

Aucun agrément n’a été délivré par l’ANJ à cette marque, qui opère hors du cadre légal français.

Leonbet : l’exposition la plus longue et le plus grand nombre de domaines miroirs

Leonbet présente l’exposition administrative la plus longue de l’échantillon : entre le 15 décembre 2023 et le 20 novembre 2025, 706 jours d’écart. La marque apparaît avec 116 domaines bloqués, incluant les adresses principales et plusieurs extensions locales. Aucune licence française n’est associée à Leonbet.

Le nombre de domaines miroirs — 116, plus du double de Betify — donne la mesure de l’effort de contournement. Une marque qui doit renouveler ses domaines à cette fréquence est une marque dont l’accès est activement combattu côté français. Pour un joueur, cela signifie qu’aucune URL Leonbet stable n’existe sur la durée : celle qu’il trouve aujourd’hui peut être bloquée demain.

La marque ne figure pas parmi les opérateurs agréés et ne répond pas aux normes de conformité exigées par le régulateur.

LuckyTreasure : une exposition refermée, sans garantie de sommeil

LuckyTreasure apparaît avec 7 domaines bloqués (le plus petit effectif de l’échantillon), dont les versions principale et secondaire. La fenêtre d’exposition s’étend du 14 juin 2023 au 11 avril 2024. Aucune licence française n’est associée à la marque.

La durée d’exposition documentée est la plus courte du tableau (303 jours), et la dernière décision date d’il y a plus de deux ans. Cette lecture appelle une nuance importante : le fichier de blocage est explicitement partiel et non exhaustif, donc l’absence de mention récente ne signifie pas que la marque a cessé son activité. LuckyTreasure peut très bien opérer sous de nouveaux domaines non encore recensés, ou avoir migré vers une infrastructure non documentée dans le fichier public.

Cette plateforme n’est pas autorisée par l’ANJ et ne peut se prévaloir d’aucun agrément pour ses activités en France.

MyStake : la marque la plus ancienne, et la plus contradictoire sur ses propres chiffres

MyStake est la marque la plus anciennement exposée de l’échantillon : la première décision de blocage date du 13 juin 2022, la dernière du 26 avril 2023, pour 317 jours d’exposition documentée. La marque apparaît avec 10 domaines bloqués, dont les versions principales répertoriées par le régulateur.

MyStake est aussi la seule marque de l’échantillon pour laquelle des informations commerciales ont pu être documentées — et ces informations se contendent. Les fiches d’affiliation consultées annoncent des bonus de bienvenue variant de 153 % jusqu’à 555 € accompagné de 205 tours gratuits, à 300 % jusqu’à 1 500 €, en passant par 170 % jusqu’à 1 000 € ou une offre plate de 200 € ou 1 000 €. Aucun de ces chiffres n’a pu être recoupé sur le site officiel, qui était inaccessible au moment de la vérification. Pour un joueur qui cherche à comprendre ce qu’il dépenserait en rejoignant MyStake, ce flou est l’information principale : la marque ne contrôle pas ce qui se dit sur elle, ou bien ses propres messages sont incohérents.

Une fiche d’affiliation isolée mentionne un dépôt minimum de 24 € en général, réduit à 20 € pour être éligible à l’offre de bienvenue, ainsi qu’une condition de mise de 35 fois à remplir sous 30 jours avec une mise maximale de 5 € par tour lorsqu’un bonus est actif. La même fiche mentionne une licence Curaçao Gaming Authority sous le numéro OGL/2024/250/0115. Ces deux éléments — condition de mise et numéro de licence — n’ont pas pu être vérifiés indépendamment et restent à l’état de mentions non recoupées.

L’opérateur n’est pas répertorié dans la liste des entités agréées par l’ANJ et opère en dehors de toute régulation nationale.

État de la conformité réglementaire

Marque Statut ANJ Juridiction revendiquée Régulation
Betify Liste noire Non communiquée Aucune
Alexander Casino Liste noire Non communiquée Aucune
Leonbet Liste noire Non communiquée Aucune
LuckyTreasure Liste noire Non communiquée Aucune
MyStake Liste noire Curaçao (non vérifié) Aucune

Aucun des cinq opérateurs référencés n’est agréé par l’ANJ. Tous figurent dans la liste noire publiée par l’ANJ, avec des domaines bloqués qui se comptent de 7 à 116 selon la marque. Tous sont, par construction, hors du périmètre de l’IVJ : un joueur inscrit à l’auto-exclusion nationale n’est protégé sur aucun de ces sites.

Le mécanisme commun à ces marques est la rotation de domaines. Une marque bloquée réapparaît sous une autre URL, parfois avec un contenu identique, parfois avec un habillage légèrement différent. Cette mécanique explique pourquoi la liste noire reste non exhaustive malgré l’effort de l’ANJ : le rythme de création de domaines miroirs dépasse le rythme de blocage. Le tableau ci-dessus mesure ce rythme, pas l’inventaire total.

Le second mécanisme est l’asymétrie d’information. Pour MyStake, les chiffres commerciaux publiés par les affiliés se contredisent sur le bonus de bienvenue ; pour les autres marques, aucun chiffre n’est même disponible. Un joueur qui cherche à comparer ces opérateurs sur la base d’un bonus, d’un wagering ou d’un délai de retrait découvre qu’il n’a pas de quoi construire la comparaison.

Le troisième mécanisme est juridique. La publicité pour ces sites constitue un délit pénal passible d’une amende de 100 000 € — un risque qui pèse sur l’éditeur de la publicité, pas sur le joueur qui clique. La loi n’établit pas de sanction pour la simple participation à un jeu sur un site non agréé. Cette absence de sanction côté joueur ne vaut pas blanc-seing : elle vaut absence de sanction. Le joueur reste exposé à tout ce que la marque décide — ou ne décide pas — de faire de ses fonds, de ses données et de ses gains.

Foire aux questions

Peut-on jouer légalement à Sweet Bonanza en ligne en France ?

Non. Sweet Bonanza est une machine à sous, catégorie explicitement exclue du périmètre que l’ANJ peut agréer en ligne. Les seules catégories agréées en ligne en France sont les paris sportifs, les paris hippiques et le poker. Aucune des 17 entrées du registre public des opérateurs agréés ne propose de jeux de casino en ligne.

Où essayer Sweet Bonanza gratuitement, sans inscription ni argent réel ?

En mode démo, accessible directement sur les sites d’agrégation de jeux comme SlotCatalog ou sur les pages de présentation de l’éditeur. Cette version joue avec un solde fictif et reproduit la mécanique du jeu, mais pas la configuration exacte du RTP servi par un opérateur en argent réel, ni la volatilité psychologique d’un solde réel.

Quel est le RTP officiel de Sweet Bonanza ?

Le chiffre annoncé par Pragmatic Play sur sa page officielle est de 96,48 %. SlotCatalog affiche 96,51 %. L’écart n’est pas expliqué par les sources. SlotCatalog précise que l’opérateur peut configurer le RTP entre 89 % et 96,5 % ; la valeur réellement servie au joueur dépend donc de la plateforme, pas d’une constante d’éditeur.

Quelle différence entre Sweet Bonanza, Sweet Bonanza 1000 et les variantes Xmas, CandyLand ?

Sweet Bonanza 1000 est la suite directe éditée par Pragmatic Play, avec son propre RTP officiel de 96,53 % et un gain maximal annoncé de 25 000 fois la mise, supérieur aux 21 100 fois de l’originale. Sweet Bonanza Xmas est une version saisonnière ; Sweet Bonanza CandyLand est un game show en direct ; Sweet Bonanza Dice transpose la mécanique aux dés ; Slingo Sweet Bonanza combine la mécanique avec le bingo-slot.

Sweet Bonanza est-il disponible sur application mobile ?

Le jeu est développé en HTML5 par Pragmatic Play et fonctionne dans un navigateur mobile standard. Aucune application native dédiée à Sweet Bonanza n’est distribuée par Pragmatic Play ; le titre se lance depuis le navigateur de l’opérateur qui le propose à son catalogue.

Que risque un site qui propose Sweet Bonanza en argent réel à des joueurs français sans agrément ANJ ?

La publicité pour un site de jeux non agréé constitue un délit pénal en France, passible d’une amende pouvant atteindre 100 000 €. La loi du 2 mars 2022 permet au président de l’ANJ d’ordonner le blocage et le déréférencement des sites concernés ; depuis mars 2022, 506 actes administratifs ont conduit à 2 365 URL bloquées. Aucune sanction n’est prévue pour le joueur qui se contente de jouer sur un tel site.

Créé par la rédaction de « Casino Licences Info ».

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